Morts Pour La France et cousins…

A l’occasion du centenaire de la grande guerre, la commune de Gesnes-en-Argonne, a décidé d’honorer ses poilus en organisant une exposition qui se tiendra du 3 au 13 Novembre prochain.

Dans ce cadre, j’ai réalisé une étude généalogique sur les Morts Pour La France de ce village. Mon idée était de relier ces personnes aux habitants actuels mais également de retrouver leurs descendants essaimés en France.

La méthodologie a été la suivante :
Pour chaque soldat j’ai reconstitué son ascendance patronymique, puis, à partir de plus ancien ancêtre connu j’ai établi sa descendance complète, enfin parmi celle-ci j’ai listé les personnes susceptibles d’être encore en vie aujourd’hui.

J’ai regroupé tous les descendants sur un même tableau et les ai triés par ordre alphabétique croissant ; j’ai constaté que certaines personnes apparaissaient plusieurs fois démontrant ainsi que les MPLF avaient un ancêtre commun comme le montre le schéma ci-dessous (cliquez pour plus de lisibilité) :

Lien de cousinage entre 5 soldats de Gesnes

J’ai recensé au moins une dizaine de liens différents entre les soldats avec différentes combinaisons. J’ai aussi constaté que 58% des habitants actuels cousinent avec Jules Arthur Balardelle.

Ma cousine Michèle, a mis en image ces liens, une mini biographie des MPLF et d’autres événements ayant eu lieu au village durant cette période et son travail sera exposé pendant cette manifestation.

Je vous invite donc à vous rendre à cette manifestation qui ne manquera pas d’intérêt si vous avez un lien avec Gesnes. En attendant je vous propose de lire ICI l’article paru dans l’Est Républicain d’hier.

Maintenant il ne reste plus qu’à retrouver les coordonnées des descendants (environ 400) pour les convier à venir voir ce moment important de la vie cette commune, de quoi occuper les mois à venir… 😉

Marquoir ancien

Marie Mélanie  Vincent naît à Jaillans (26) le 24 Janvier 1846. Elle est la sœur de  Joseph Frédéric Vincent que j’ai déjà évoqué ici  En 1857 elle habite avec ses deux frères et sa sœur et fréquente l’école du village. A cette époque les filles préparent leur future vie d’épouse accomplie et la couture fait partie de leur instruction. Elle réalise dans ce cadre un beau marquoir en couleur, brodé avec de la laine. Il est un peu abîmé par le temps mais c’est très émouvant de l’avoir retrouvé. Cela l’est d’autant plus que Marie décédera trois ans après sa réalisation, le 6 Avril 1860 à Jaillans à l’âge de 14 ans.

Collection personelle

Collection personelle

6, paire et passe…

Nous voilà arrivés au terme de l’année 2016 ; au cours de celle-ci je vous ai présenté des personnes, des lieux ayant tous un rapport avec le chiffre 6 ;  j’ai « sauté » d’une branche à l’autre parcourant plusieurs régions de France.  J’avais prévu de vous parler de Marie, Bruno, Jules et d’autres encore mais je n’ai  pu finaliser mes articles à temps, alors je les garde pour un futur proche…

En attendant, demain c’est le réveillon alors je vais me préparer à cette fête à l’aide du « Tout Lyon » de 1906…

1906-tout-lyon-001

Je vais commencer par aller chez le coiffeur, puis j’irai récupérer la robe que j’ai commandée pour l’occasion….

 

Le soir je dînerai avec des amis dans un bon restaurant et je rejoindrai au petit matin mon hôtel.

Mais dès maintenant je vous présente mes meilleurs vœux pour 2017  avec cette carte adressée à ma grand-mère Augustine, datée de décembre 1916.

Collection personnelle

Collection personnelle

Très bon réveillon à toutes et à tous et à l’année qui vient ! 🙂

Anniversaire de mariage…

Chers grands-parents,

Vous fêteriez aujourd’hui vos noces de chêne soit quatre-vingt dix ans de mariage, quelle belle aventure ! Mais dans la vraie vie il en fut autrement, et peu après vos noces d’émeraude, tu décédais grand-mère, mettant un point final à votre parcours en duo.

Pour arriver à ce mariage il vous en a fallu de la patience, de la constance et de l’amour depuis ce jour, où toi grand-mère, tu es tombée de ton vélo et qu’un inconnu t’as aidée à te relever. Vous étiez très jeunes tous les deux, toi tu avais 16 ans et lui 15. Tu ne l’avais jamais vu auparavant et pour cause ! Il était meusien, réfugié à Virignin comme tant d’autres de ses compatriotes.

Dix ans ont été nécessaires pour que vous puissiez enfin unir vos destinées. Dix années pendant lesquelles vous vous êtes beaucoup écrits, vus quelques fois. Dix ans au cours desquels la nature de votre attachement est passée de l’amitié aux tendres baisers.

Des guerres vont ont tenus éloignés loin de l’autre. La grande guerre bien sûr mais aussi la guerre du Rif au Maroc, car grand-père tu es devenu militaire. D’ailleurs tu n’es arrivé que quelques jours avant la noce et c’est en tenue de sergent que tu as dit « oui » à ta promise ce lundi 26 Décembre 1926. Un lundi oui, car ta belle-mère tenait un magasin de chaussures et le jour de repos n’était pas le samedi. Votre union a été célébrée à l’église Saint Pierre de Vaise.

 

Vous avez ensuite rejoint, en calèche,  l’hôtel du commerce à Tassin la Demi Lune. Et c’est là que vous avez fait la photo ci-dessous où tout le monde pose pour la postérité.

Collection personnelle

Collection personnelle

Sur celle-ci, peu de famille de ton côté grand-père ; seules ta mère et tes sœurs ont fait le voyage depuis les Ardennes, ton père étant décédé en 1918. J’ai presque réussi à trouver tous les noms mais il m’en manque quelques uns…

Ensuite vous avez festoyé comme il se doit en de telles circonstances et vous avez dû vous régaler si l’on en juge par le « menu du jour »…

collection personnelle

collection personnelle

Et puis vous êtes repartis à votre vie, unis et amoureux. Votre famille s’est agrandie avec l’arrivée de deux enfants et plus tard de quatre petits-enfants. Après avoir habité en val de Loire, vous êtes revenus en 1946 dans cette maison de Vaise où vous avez fini vos jours. Cette maison chère à mon cœur, qui avait une âme…

collection personnelle

collection personnelle